• Epecuén

    L’histoire d’Epecuén, la ville engloutie

    Découvrez le destin de cette ville argentine où a été tournée la dernière vidéo de Danny MacAskill.

    En 1985, la digue artificielle qui protégeait la petite ville argentine d’Epecuén fut détruite et ce qui était une destination prisée des touristes se transforma en un no man’s land… du moins jusqu’à aujourd’hui. Resurgie des profondeurs, la ville a accueilli un hôte très particulier, Danny MacAskill, comme vous pouvez le découvrir dans le film éponyme, "Epecuén".

    Érigée dans les années 20 au siècle dernier par une poignée de colons, la ville s’est étendue rapidement grâce des touristes venus goûter aux vertus thérapeutiques du Lago Epecuén. La légende veut que ce lagon d’eau saumâtre fut formé par les larmes d’un vieux chef de tribu qui pleurait son amour perdu.

    Dans les années 50, la population d’Epecuén (“la source éternelle”) comptait environ 1 500 habitants et l’activité provenait essentiellement de l’afflux de touristes venus de Buenos Aires pour la cure thermale dans les eaux du lagon. La richesse en minéraux des eaux du Lago Epecuén était censée permettre de lutter contre la dépression, les rhumatismes, les maladies de la peau et même le diabète.

    Au plus fort de son activité, la ville accueillait plus de 20 000 visiteurs par an, entre novembre et mars principalement. La ville était destinée à un avenir rayonnant, mais certains, déjà, avaient prédit le retour de l’eau.

    En 1985, après de fortes et longues précipitations, les eaux du lagon se mirent à monter dangereusement et la digue qui protégeait la ville finit par céder. En 1995, la ville était alors submergée sous quelques 10 mètres d’eau salée et les résidents, comme les touristes, avaient déserté l’endroit depuis longtemps…

    Mais ceci n’est pas la fin de l’histoire. Le changement climatique global ainsi que les cycles météorologiques ont fini par renverser la situation et, en 2009, le niveau de l’eau commença à baisser pour laisser apparaître de nouveau peu à peu la ville.

    Ce qui était jadis des rues aux façades colorées n’est désormais plus qu’un amas de sel, complètement attaqué par la corrosion : les séquelles du passé de la ville. La végétation et les arbres complètement morts laissent planer une impression de site post-apocalyptique. C’est d’ailleurs cet aspect de ville fantôme qui pousse désormais de nouveaux touristes à visiter l’endroit.

    Le bruit courut et, en 2010, Epecuén devint le théâtre du tournage d’un remake du film culte d’horreur “And Soon The Darkness”. Puis d’autres en firent le décor de nombreux clips musicaux.

    La ville a vu également le retour de quelques habitants… enfin disons “un” habitant. Pablo Novak est le seul à être revenu vivre à Epecuén et il mène une existence solitaire au milieu des ruines, se promenant à vélo en compagnie des chiens errants qui peuplent les rues, narrant l’histoire de la ville aux touristes qu’il croise sur son chemin.

    Mais Epecuén comptait récemment un nouveau visiteur. Séduit par le potentiel de cette ville abandonnée, le trialiste Danny MacAskill a décidé d’y centrer l’action de son nouveau film.

     

     

     


  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :